SRVA, un club de jeunes, et comment !

Il suffisait d’être présent ce dimanche 7 avril pour ressentir toute l’énergie qui peut se dégager d’un club nautique dès que des juniors filles et garçons déambulent bruyamment entre les quais, les parkings et les locaux couverts. Le temps incertain et un tantinet frisquet n’a pas eu la moindre chance de venir sournoisement gâcher la fête et a fini par lâcher le morceau en acceptant même de faire apparaître un peu de soleil et quelques onces de vent.

Ne nous demandez pas si les résultats ont favorisé les gamins du club qui tournoyaient à domicile. L’essentiel était qu’ils soient là et leurs voisins de lac aussi ; je pense à l’instant à cet unique exemplaire navigant venu d’Auvergne qui rentrera bien tard dans ses pénates avant de se lever le lendemain pour aller à l’école.

Je ressors convaincu que la voile est une bien belle occasion de participer à cette alchimie souhaitée bienheureuse de pédagogie et de maturité. Nul besoin ce dimanche de bruit et de fureur pour croiser autour des bouées, nul besoin d’invectives et de dopage pour empanner joyeusement vers l’arrivée. La remise des prix rondement menée par notre nouveau président fut un modèle du genre en termes d’écoute et de sourires satisfaits pendant la remise des médailles qui aura su récompenser toutes celles et ceux qui étaient présents. Ces enfants étaient les héros du jour et notre accueil aura compté pour un bout dans leur route vers les beaux jours qui sont devant eux.

Quelques membres vedettes adultes du stick sont passés gentiment par le club pour nous annoncer quelques bons résultats sur d’autres plans d’eau extérieurs ce jour-là. Je crains qu’ils ne doivent recommencer leurs annonces encore une fois dans les jours qui viennent pour se rappeler à notre bon souvenir car dimanche nous n’en avions que pour cette bande de gosses qui ne manqueront pas de nous montrer à la première occasion que l’avenir passe par eux.

<< Quand on les prend au sérieux, même les enfants les plus terribles se montrent dignes de la confiance qu’on leur accorde. >>  Philippe Mérieux  citant Korczak

Photo François Combet

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Nous l’attendions

On la connaît enfin cette nouvelle équipe du comité. Elle aura pris son temps pour dévoiler qui fera quoi quand. Qu’elle ait voulu briser le sacro saint code de fin d’AG qui consiste à immédiatement proposer un président et sa cohorte de sous-présidents est plutôt bon signe.

Est-ce à dire que nous aurions, nous autres simples membres, dégoté quelque rebelle prêt à secouer le cocotier pour en trier les meilleures noix ?

Sous quel augure cette poignée d’hommes et d’une femme de bonne volonté va-t-elle flotter du bureau en commissions, de commissions en actions, d’actions en événements pour régner efficacement dans les arcanes de notre association ?

Pour 12 mois devant ou davantage, vous aurez affaire à un président inattendu mais bien connu des pontons, Patrick Chanot encadré par un vibrionnant trésorier en la personne de Vincent Berthet associé de près à un secrétaire plein de charme, j’ai nommé Benjamin Bruchet.

 

La liste suivante se répartira dans les compartiments d’application de la feuille de route indiquée par le bureau déjà nommé. On y trouve dans le désordre* :

 

Patricia Fossard

Jean-Fred Pineau

Patrick Chiaberge

Dom Janiszewski

Jean-Louis Coulet

Patrick Simon

Didier Mathieu

Jacques Pottier

Lionel Souliman

 

« Les hommes se plaisent à penser qu’ils peuvent se débrouiller seuls, mais l’homme, le vrai, sait que rien ne vaut le soutien et les encouragements d’une bonne équipe.»

Timothy Allen, reporter ethnographe

 

*Leurs tropismes d’action se retrouveront détaillés prochainement sur le trombinoscope du site internet.

Dans le mot association, il y a association

Et c’est bien de cela dont on va parler samedi 24 novembre à partir de 17h00 au foyer de la SRV Annecy durant l’indispensable assemblée générale annuelle.

On peut trouver aisément une centaine de synonymes à ce mot ce qui prouve qu’il renferme une infinitude de sens avec toutefois un tropisme* marqué vers un ostensible regroupement centripète des femmes et des hommes concerné-e-s.

Où veux-je en venir ?

Au fait que nous assisterons ce soir-là au mouvement inverse de ce qui est décrit plus haut. Le noyau de bénévoles qui pilote à ce jour les affaires du club  semble vouloir se désagréger vers l’extérieur de son champ d’action. On parle dans ce cas d’effet centrifuge.

Certains pour toujours, d’autres pour un moment seulement.

Serions-nous à l’aube d’un nouveau mode d’assemblage des personnes qui souhaitent consacrer un peu de leur temps à la bonne organisation de cette assez vieille machine qu’est la SRV Annecy ?

Le renouvellement traditionnel des sortants, des démissionnaires, des fins de mandat, velléitaires ou pas,  totalisant à eux seuls 2/3 des effectifs cette année se présente pour le moins délicat comparé aux entrants potentiels comme on dit.

Le bruit court qu’il faudra en passer par un vote extraordinaire qui précèdera l’assemblée générale de quelques minutes pour ouvrir de nouvelles voies de fonctionnement (ou pas…)

Quoi qu’il arrive, il ne faut pas oublier que dans association il y a aussi :

 

Accord

Alliance

Communauté

Complicité

Mutualité

Rapprochement

Solidarité

 

Une centaine que j’vous dis !

 

*mouvement d’un organisme qui réagit en fonction d’une influence extérieure.

Au diable vos verres

De ceux qui vous seront remis gracieusement à l’issue de la régate  »dix verres »* et à moins que vous ne soyez partis en bonne fourmi pour vous constituer un vrai service de douze pièces, les  quelques exemplaires récoltés année après année de ces dés à coudre continueront à se balader esseulés dans vos placards. Soyons pragmatiques, impossible d’y mettre une goutte de la bière de retour au quai à laquelle pense les skippers avant même d’avoir franchi la ligne de la dernière manche du jour. Y verser une liqueur locale souvent tiède si consommée au foyer  par exemple, expose immanquablement au syndrome du chantier dans la tête qui vous fera attendre avec impatience la pause de midi des ouvriers. Et pourtant j’ai toujours vu les participants tous contents avec leur verre en main dont ils ne sauront plus quoi faire un instant plus tard. Verre de l’inutile apprécié dans sa version  »quoi en foutre » et nous voilà projetés dans le désarroi humain à vivre dans un monde moderne. Heureusement qu’il ne s’agit pas d’une médaille, on assisterait à une procession d’évanouissements.

Si seulement ce papier pouvait inciter les donateurs à écouler les restes des verres plastiques du championnat du monde 2017. Pour lesquels je n’ai aucune sympathie particulière si ce n’est leur aspect pratique et polyvalent qu’il faut bien leur reconnaître à moins d’être de la plus grande mauvaise foi. Celles et ceux qui se sont constitués un stock à cette occasion se reconnaîtront.

Je propose de rectifier le titre avec régate d’hiver de clôture (classique, mais efficace) et d’offrir à tous les participants un bonnet qu’on peut descendre jusqu’aux oreilles pour rappeler à tout le monde qu’il est temps de ranger le bateau sans attendre les premiers vrais frimas qui nous attendent.

Je me surprends moi-même à me déchaîner comme ça pour une histoire de verre à moins que mon inconscient ne me rappelle que quelque soit le contenant rien ne vaut le moment de les entrechoquer entre amis au foyer du club.

 

* Glou glou race en somme

Photo Claude Beauduc