Nous l’attendions

On la connaît enfin cette nouvelle équipe du comité. Elle aura pris son temps pour dévoiler qui fera quoi quand. Qu’elle ait voulu briser le sacro saint code de fin d’AG qui consiste à immédiatement proposer un président et sa cohorte de sous-présidents est plutôt bon signe.

Est-ce à dire que nous aurions, nous autres simples membres, dégoté quelque rebelle prêt à secouer le cocotier pour en trier les meilleures noix ?

Sous quel augure cette poignée d’hommes et d’une femme de bonne volonté va-t-elle flotter du bureau en commissions, de commissions en actions, d’actions en événements pour régner efficacement dans les arcanes de notre association ?

Pour 12 mois devant ou davantage, vous aurez affaire à un président inattendu mais bien connu des pontons, Patrick Chanot encadré par un vibrionnant trésorier en la personne de Vincent Berthet associé de près à un secrétaire plein de charme, j’ai nommé Benjamin Bruchet.

 

La liste suivante se répartira dans les compartiments d’application de la feuille de route indiquée par le bureau déjà nommé. On y trouve dans le désordre* :

 

Patricia Fossard

Jean-Fred Pineau

Patrick Chiaberge

Dom Janiszewski

Jean-Louis Coulet

Patrick Simon

Didier Mathieu

Jacques Pottier

Lionel Souliman

 

« Les hommes se plaisent à penser qu’ils peuvent se débrouiller seuls, mais l’homme, le vrai, sait que rien ne vaut le soutien et les encouragements d’une bonne équipe.»

Timothy Allen, reporter ethnographe

 

*Leurs tropismes d’action se retrouveront détaillés prochainement sur le trombinoscope du site internet.

Dans le mot association, il y a association

Et c’est bien de cela dont on va parler samedi 24 novembre à partir de 17h00 au foyer de la SRV Annecy durant l’indispensable assemblée générale annuelle.

On peut trouver aisément une centaine de synonymes à ce mot ce qui prouve qu’il renferme une infinitude de sens avec toutefois un tropisme* marqué vers un ostensible regroupement centripète des femmes et des hommes concerné-e-s.

Où veux-je en venir ?

Au fait que nous assisterons ce soir-là au mouvement inverse de ce qui est décrit plus haut. Le noyau de bénévoles qui pilote à ce jour les affaires du club  semble vouloir se désagréger vers l’extérieur de son champ d’action. On parle dans ce cas d’effet centrifuge.

Certains pour toujours, d’autres pour un moment seulement.

Serions-nous à l’aube d’un nouveau mode d’assemblage des personnes qui souhaitent consacrer un peu de leur temps à la bonne organisation de cette assez vieille machine qu’est la SRV Annecy ?

Le renouvellement traditionnel des sortants, des démissionnaires, des fins de mandat, velléitaires ou pas,  totalisant à eux seuls 2/3 des effectifs cette année se présente pour le moins délicat comparé aux entrants potentiels comme on dit.

Le bruit court qu’il faudra en passer par un vote extraordinaire qui précèdera l’assemblée générale de quelques minutes pour ouvrir de nouvelles voies de fonctionnement (ou pas…)

Quoi qu’il arrive, il ne faut pas oublier que dans association il y a aussi :

 

Accord

Alliance

Communauté

Complicité

Mutualité

Rapprochement

Solidarité

 

Une centaine que j’vous dis !

 

*mouvement d’un organisme qui réagit en fonction d’une influence extérieure.

Au diable vos verres

De ceux qui vous seront remis gracieusement à l’issue de la régate  »dix verres »* et à moins que vous ne soyez partis en bonne fourmi pour vous constituer un vrai service de douze pièces, les  quelques exemplaires récoltés année après année de ces dés à coudre continueront à se balader esseulés dans vos placards. Soyons pragmatiques, impossible d’y mettre une goutte de la bière de retour au quai à laquelle pense les skippers avant même d’avoir franchi la ligne de la dernière manche du jour. Y verser une liqueur locale souvent tiède si consommée au foyer  par exemple, expose immanquablement au syndrome du chantier dans la tête qui vous fera attendre avec impatience la pause de midi des ouvriers. Et pourtant j’ai toujours vu les participants tous contents avec leur verre en main dont ils ne sauront plus quoi faire un instant plus tard. Verre de l’inutile apprécié dans sa version  »quoi en foutre » et nous voilà projetés dans le désarroi humain à vivre dans un monde moderne. Heureusement qu’il ne s’agit pas d’une médaille, on assisterait à une procession d’évanouissements.

Si seulement ce papier pouvait inciter les donateurs à écouler les restes des verres plastiques du championnat du monde 2017. Pour lesquels je n’ai aucune sympathie particulière si ce n’est leur aspect pratique et polyvalent qu’il faut bien leur reconnaître à moins d’être de la plus grande mauvaise foi. Celles et ceux qui se sont constitués un stock à cette occasion se reconnaîtront.

Je propose de rectifier le titre avec régate d’hiver de clôture (classique, mais efficace) et d’offrir à tous les participants un bonnet qu’on peut descendre jusqu’aux oreilles pour rappeler à tout le monde qu’il est temps de ranger le bateau sans attendre les premiers vrais frimas qui nous attendent.

Je me surprends moi-même à me déchaîner comme ça pour une histoire de verre à moins que mon inconscient ne me rappelle que quelque soit le contenant rien ne vaut le moment de les entrechoquer entre amis au foyer du club.

 

* Glou glou race en somme

Photo Claude Beauduc

 

Elle est passée par ici

Et elle repassera par là cette sacrée régate charcutière dont on jouera le deuxième acte d’ici peu et tout bientôt.

La fin de saison approche aussi et l’organisation croit bien faire en faisant repasser un peu tôt devant nos narines les fumés d’hiver des saucisses du coin.

 

Benjamin*, on te doit pas mal aux commandes de la commission régate et moi en particulier que tu as renvoyé finir le parcours le jour de ma première course alors que j’avais déjà accepté, essoufflé, fourbu et un tantinet humilié, de ramener le canot à sa place. Une bonne bière ou plusieurs d’ailleurs t’attendaient au bar mais rien ne pouvait te détourner de ta mission sur l’eau en attendant les traînards.

Ainsi, tu aurais pu intituler ces sacrés deux régates « viens poupoule viens et reviens poupoule reviens », que je ne trouverai rien à redire.

Car ce qui compte, au fond, c’est de se retrouver sur la terrasse et d’emboîter le pas à une de tes rigolades bien connues qui manquent un peu à l’étage dorénavant.

C’est sans flagornerie aucune que je profite du moment pour te dire que si chaque membre consacrait comme tu l’as fait du temps à son club, radio ponton pourrait supprimer, mais sans couper son antenne pour autant, quelques émissions de critique en direct dont elle s’est fait une spécialité même si c’est son droit le plus strict.

Mais revenons au jour J de cette seconde étape qui t’as inspiré cette drôle d’idée, avant de passer la main de tes fonctions, de nommer et renommer deux régates du calendrier d’une manchette du genre cochonaille locale. Tu aurais pu marquer de ton empreinte le programme de régates en utilisant des dénominations du style :

les bruchettes brochettes ou encore la benj du coin. Mais non

 

J’ai donc envisagé, pour conclure, de réaliser une enquête sur les avatars du diot à travers les âges. Elle a tourné court puisque aucune fresque de cet aliment n’a été retrouvée sur les parois d’aucune grotte du secteur, du moins pour l’instant.

Est-elle pour autant contemporaine des derniers siècles ?

Il s’agit d’une saucisse de porc haché et parfumé à la noix de muscade.

La recette traditionnelle, appelée les diots aux sarments, consiste à les cuire dans une marmite sur un lit de sarments de vigne arrosés de vin blanc de Savoie avec sel, poivre, et couverts pour mijoter à feu doux pendant 1h30. Le vin ne recouvre pas le haut des sarments, afin que les diots ne touchent pas le vin et cuisent à la vapeur. On peut mettre avec les diots des oignons et pommes de terre qui feront l’accompagnement.

J’ai dû me concentrer comme jamais pour transcrire cette recette car on me perd assez vite en termes d’attention lorsqu’il s’agit de cuisine.

L’enquête démontre aussi qu’il y a peu de chance de les consommer de la sorte aujourd’hui car comme pour tout le reste, l’étiquette prometteuse à la vente actuelle masque la dure réalité du contenu.

 

Bonne régate et bon appétit

 

*Benjamin Bruchet, responsable des régates jusqu’en 2017

© Photo Dom Janiszewski

Le spi dort… déjà ?

Allez, on se bouge et pour cette prochaine régate à la fraîche on envoie tous les spis qui traînent dans le garage.

Les vieux troués, les petits trop grands, que cette course devienne une éruption de bulles multicolores  à en faire pâlir les parachutistes et  leurs cousins montgolfièristes. Qu’elles se gonflent par en-dessous ou par derrière peu importe finalement du moment qu’elles se gonflent.

Pas assez de vent, trop de vent !  Ce jour-là on envoie, un point c’est tout.

Je propose une récompense au bateau qui aura envoyé le plus de spi différents sur le même pont.

Le comité de course multipliera les bords favorables à une orgie de vents arrière aussi bien sur les lignes de départ que d’arrivée.

Je signale au passage qu’il existe un site de révision des manœuvres à faire pour éviter de se faire engloutir et ainsi disparaître dans une toile assez fine pour s’accrocher un peu partout sur le pont et transformer votre reine des voiles en une multitude de lambeaux.

 

https://www.lavoilepourlesnuls.com/formations/a-la-voile/spi/

 

La révision est faite ?

Larguez les amarres