Elle est bien bonne…

D’autant plus que je viens à peine de la comprendre. Et dire que j’ai fait cette régate plusieurs fois en croyant qu’on récompensait seulement les dix premiers avec le fameux petit verre SRVA. C’est dingue.

L’astuce était à portée de main, il suffisait de lire le calendrier pour s’apercevoir de la proximité de cette dernière course avec une première offensive de la pire saison pour les régatiers : l’hiver, régate d’hiver, régate dix verres. Mais c’est bien sûr.

J’aurai du accéder dix fois déjà au nirvana du gag tant les adorateurs de l’almanach Vermot – grand frère de l’Écho Fantaisie de la Creuse et bible incontestée – sont nombreux aux alentours immédiats de la grue.

Anonymat assuré uniquement par souci éthique et tac… hum, excusez, je débute.

Il existe effectivement au club une bande bien sonore « genre » commentvatuy’aud’poêle facile à croiser et bien rigolote si on en croit les éclats de rire retentissants.

Le niveau humoristique est très variable mais qu’importe, le but n’est pas de se produire sur scène mais de se poiler sur le quai. Et pendant ce temps-là, on ne traîne pas au bistrot mais au foyer ce qui est tout aussi dangereux certains jours me direz vous.

Mais au fait, en y regardant de plus près, ça marche aussi avec

la régate des thés,

la régate d’eau tonne (un jour d’orage),

la régate du prin… aïe, ça coince.

  • Allo !
  • La confrérie du gag, section Auvergne-Rhône-Alpes ?
  • C’est pour en trouver une bien bonne.
  • Ne quittez pas, on recherche votre correspondant « nautisme ».

Finalement je devrais pouvoir me hisser à leur niveau en m’entraînant plus souvent. Dès demain je m’inscris aux cours du soir des Amuseurs Associés et je tartine mes biscottes du matin avec du beurre de clown.

Faudra pas essayer de me la faire (à cheval bien entendu).

RDV le prochain 11 novembre on va bien s’marrer… (je vous laisse remplir).

Pas du même métal

Vous avez aimé le lac d’argent, vous adorerez le spi d’or.

Dès qu’on évoque un métal précieux, la situation d’ensemble prend du coffre. C’est donc avec un moral de fer (métal de fin de mois) que nous allons nous lancer dans cette épreuve de fin de saison. Je sais que l’un d’entre nous attend cette échéance avec délectation, qui n’hésite pas à essayer de mettre autant de spi qu’il est possible d’en étarquer sans d’ailleurs se soucier de savoir si son First 18 y gagne en vitesse.

Ils veulent du spi, ils y en auront. (pour faire local)

Dut-on le retrouver linceulisé par une des molles bien connues du plan d’eau.

Pour vivre heureux, vivons caché et pourquoi pas sous cinquante mètres carrés cumulés de tulle. Son nom restera dissimulé ici mais seulement jusqu’à l’instant où vous croiserez le jour J ce drôle de bateau arrangé à la mode Christo du nom de cet emballeur de pont et autres monuments, mais qui agissait, lui, au nom de l’art moderne.

D’autres navigateurs, plus soucieux de trouver avantage aux belles allures portantes, profiteront de l’occasion pour tester d’autres bulles que celles utilisées normalement.

Pas facile d’innover avec cette voile capricieuse qui pourrait apparaître selon les cas :

symétriques, asymétriques concurrencées par des codes 0, 3, 4, et même 5 sans parler du fameux gennaker que je pourrais bien installer sur ma brouette rien que pour frimer au bar.

–     J’ai installé un De Maesmarker

  • C’est quoi ce truc ?
  • Tous en cœur : Le pauv’gars ! y connaît pas le coktail gennaker De Maesmarker spinnaker de bootmeerbeek

 

Venez régater dimanche si vous voulez voir un mec disparaître sous ses voiles ou un autre faire péter le turbo avec une nouvelle bulle belge.

Oh vent portant…

Honoré, le président

Il le sera sans doute quand il prendra conscience du type tout à fait convenable d’allégeance témoignée par ses membres à l’occasion de la Coupe du Président.

Lequel ne s’appelle pas Honoré, nous l’avions tous compris mais bien Maxime Brunel. Ce dernier aura connu les soubresauts d’une présidence alternée ce qui vous apprend à ‘’rebondir’’ comme on dit aujourd’hui.

La vie au dehors n’est pas un long fleuve tranquille, pourquoi voudrions-nous qu’elle soit un lac paisible au dedans.

Mais revenons en à l’homme du jour pour lequel il ne sera pas question de célébration, d’ailleurs il n’aimerait pas cela même si son uniforme de régatier/organisateur a pris du galon récemment avec quelques lauriers au mondial.*

Ca aide quand on doit succéder à une liste impressionnante de prédécesseurs.

À ce propos, nous vous invitons à consulter dans le foyer le panonceau dédié aux occupants de la fonction depuis la création du club. Le connaître par cœur ne vous servira à rien dans la vie mais, quelque part, ces régates leurs sont également destinées. Un petit coup d’œil flash-back n’a jamais fait de mal car oui, nous avons une histoire.

La concierge ne disait-elle pas encore ce matin :

<< Quelle drôle d’époque on vit, trouvez pas ? >>

Nous ne pourrons pas mieux faire qu’en participant en nombre et en qualité aux deux jours de régate spécialement organisés. J’ai le souvenir que certains skippers arboraient, fut un temps, une tenue nautique d’époque pour bien marquer l’occasion.

Une régate costumée chicnautic et pourquoi pas ?

Les régates du président ne sont pas contournables et devraient figurer en priorité sur nos agendas. En participant simplement vous allez faire acte de fraternité nautique. On ne rit pas dans les rangs.

Monsieur le président, je vous en prie.

*(J’avais pensé un moment à un tapis rouge pour lui permettre avec son équipier d’accéder plus ou moins discrètement à son micro et puis notre trésorier m’a réveillé, merci pour ta vigilance JPV.)

Crédits Photo : Marc Muller

Un peu de micromagie

Le récent championnat du monde couru intramuros a aiguisé les appétits régatiers et laissé poindre des revanches au fond de certaines gorges au regard de travers.

Des comptes pourraient se régler à la déloyale et alors là tout est permis.

Et pourquoi pas entre les fourches tordues de la magie noire, bien noire, bien rancunière, labellisée pure crapaud, de celle qui se pratique à l’abri des chaudrons dans certains cockpits à la faveur d’une lune bien choisie. La rumeur circule que serait assez bien maîtrisé un sort à jeter à distance, à cheval sur le balai de pont, qui provoquerait le décrochage brutal de la dérive vers l’abîme dès que le bateau envoûté survole un fond de plus de vingt toises. Les instigateurs seraient facilement repérables, qui se précipiteraient vers le malheureux concurrent pour lui demander s’il a besoin d’aide.

Sorcellerie et cynisme théâtral font généralement bon ménage.

Où veux-je en venir ?

Concourir au lac d’argent n’est pas anodin et nous place aussitôt dans une ambiance un peu spéciale du genre de celle qui laisse planer que ce titre n’aurait pas été choisi au hasard. En effet, on  aurait pu opter pour la bitture de bronze, au vu de certaines dernières mi-temps,  l’aiguillot de vermeil pour les barreurs tout en dentelle ou encore la vergue d’acier pour les skippers, les vrais.

Non, le lac d’argent avec  sa connotation un poil succube – pourquoi d’argent, mystère ! – sonne favorablement à nos oreilles et donne envie d’y aller en signant de son sang la fiche d’inscription.

 

  • Tu fais quoi dimanche ?
  • Je fais le lac d’argent.
  • Ah la vache le bol !
  • Ah non le bol c’est sur le Léman et en or mon gars !

Faut pas tout mélanger.

 

Sur le lac d’Annecy dont l’environnement hyperréaliste continu de bluffer les voyageurs, il fallait comme frontispice d’une régate inscrite tantôt nationale, tantôt mondiale et cette fois régionale, un intitulé capable à lui tout seul de vous embarquer  sur des eaux qui inspirent le respect,  force la modestie mais vous engage aussi derrière le miroir.

Car au fond…

Photo © Claude Beauduc

Sur la vie de ma mère… Champions du Monde !

Rendez-vous sans attendre sur l’onglet MICRO WC 2017 de notre site préféré pour tout savoir – non pas sur l’existence de lieux d’aisance en modèles réduits – mais sur comment ne rien manquer de la fabuleuse semaine du championnat du monde au mois d’août (du 18 au 25/08/17) des moins de 6 mètres « habitables », par qui on se le demande, à part les cousins des schtroumpfs sans doute.

 

Je m’exprime ici en temps que principal supporter du fan club virtuel car non déclaré en préfecture du groupe de skippers local qui représentera non seulement la France, mais ce qui est infiniment plus stressant, j’ai nommé la SRV Annecy.

Car oui, j’entends bien faire preuve de la plus mauvaise foi possible en considérant tout de go que ce qui vient de l’extérieur du club comme embarcation vaut pedzouille face à notre élite à nous, bien à nous et rien qu’à nous.

Celle qu’on croise sans salamalec sur le quai sauf en échangeant un regard un chouia admiratif doublé d’un geste de la main qui veut dire :

– Bien l’bonjour à toi, comment va la forme ?

– On compte sur toi, tu nous fais pas tchoufa.

 

Awah que mon cœur va battre la chamade quand la grande ligne des petits bouts de nez Micro va quelques secondes plus tard couper celle construite par les seigneurs de l’arbitrage qui sanctionneront sans pitié les faux départs d’adversaires trop pressés par la trouille de se faire étriller par notre cohorte maison surentraînée.

Il se dit, par ci par là, que sont attendus des équipages très affutés.

Billevesées, coquecigrues et autres fariboles, je ne veux rien entendre et n’ai d’yeux que pour nos champions. Ils vont nous faire le coup  du siècle, je le sens, je le sens, je le veux.*

Si la grille des bénévoles est complète, on assistera simplement aux joutes, mais comme spectateurs partiaux et entêtés.

Y’Allah

 

*Il est l’heure je crois de reprendre 2 des cachets bleus que m’a conseillé ma généraliste en cas d’énervement.

PS: Une inscription de dernière minute au fan club est toujours possible sur simple demande. Un papier oral vous sera délivré qui atteste de la non réalité de son existence.