Micros le retour au lac d’argent

Bien qu’ils ne soient jamais vraiment partis du club qui a organisé, en 2017, les championnats du monde de cette classe.

Elle est d’abord bien représentée en continue à la SRV Annecy et ses infidélités ne durent jamais que l’espace de quelques jours pour aller briller un peu plus loin dans les terres ou sur les côtes et ensuite retour à la maison. Ils nous manqueraient presque ces petits machins inscrits dans l’ADN des membres de la vieille et illustre dame de Haute-Savoie.

Il faut croire que l’ambiance plutôt festive, bien alimentée en soirées prolongées par les équipages venus de loin l’année dernière, manque déjà à l’équipe organisatrice pour qu’elle soit volontaire à accueillir de nouveau les moins de 6 mètres pour une compétition de qualité.

Ce sera cette fois pour une étiquette européenne et en harmonie avec un rassemblement rituel annuel de la série dans une compétition au nom prometteur, j’ai cité la régate du lac d’argent.

On reconnaît aussitôt dans le titre l’efficience magique des eaux théâtrales du lac d’Annecy qui se complaisent à longueur d’année dans cette atmosphère de décor rupestre attirant sans cesse plus de monde tout au long de l’année. Rentrerons-nous comme le souhaite la municipalité dans le TWR* des villes les plus visitées du monde ?

Tous les régatiers du club attendent toujours cette compétition avec ferveur, et la perspective de côtoyer de nouveaux adversaires ou simplement de les admirer un moment, avant de se lancer ensemble sur l’eau pour une journée partagée de régates, excite dès maintenant les skippers de toute taille en vue de se surpasser.

Quand on a goûté aux joies du Micro, il est difficile d’y renoncer même si ce support exigeant nécessite de l’entraînement pour bien figurer.

L’essayer c’est l’adopter ne concerne pas seulement les robots mixer dernier cri du salon d’électroménager de Vesoul des années soixante, mais aussi les embardées et les glisses sacrément fun de beaux jouets mécaniques d’adultes.

8 et 9 septembre de 2018, on est impatients.

 

* Twenty World Ranking

© photo Marc Muller

Journée Portes Ouvertes le 01/09/18

Samedi 1er septembre 2018 de 10 heures à 17 heures, journée portes ouvertes de la base nautique.
Tous les clubs de la base nautique des marquisats vous ouvrent leurs portes.
La Société des Régates à Voile d’Annecy vous proposera des baptêmes en dériveur, en catamaran et en habitable.
Inscription Club, École de sport et AESA possible ce jour.

Ça se passe ailleurs

Un certain nombre d’équipages ont profité, il faut croire, de l’énergie verticale du dernier feu d’artifice pour s’envoler dans tout un tas de directions espérant faire briller de mille feux les trois couleurs du club sous d’autres ciels.

 

Une belle bleue aura pu se produire au National Requin 2018 qui s’est couru du 1er au 5 août à Noirmoutier, en marge de la Noirmoutier Classic. Le CVBC, club organisateur, avait préparé  une magnifique fête aussi bien en mer qu’à terre et le spectacle était  encore une fois au rendez-vous avec la présence de yachts classiques d’exception, de métriques toujours plus nombreux, de Requin, Dragons, Tofinous, plan Harlés et Bélougas. Roger Quenet, qui ne recule devant rien pour embrouiller les organisateurs en appelant Dragon son Requin, était de la partie.

 

La belle jaune pourrait très bien venir de Brest (gare au tonnerre) ou se court le National  du mardi 7 au vendredi 10 août, départ le 7 du Moulin Blanc, escale le soir au mouillage du Four à Chaux dans l’anse de l’Auberlac’h. Le lendemain parcours côtier jusqu’à Camaret. Courses à suivre le jeudi 9 et retour sur Brest vendredi 10 août. Un sacré programme qui laisse augurer de belles sensations pour nos trois équipages du club présents sur place.

 

Les Micros, qui devront avaler 1 700 km derrière les berlines des équipages avant de rallier la Pologne, seront probablement satisfaits une fois arrivés d’échanger l’asphalte contre les eaux plus ou moins salées de Świnoujście.

Heureusement qu’il n’est pas nécessaire de savoir prononcer le nom de la ville pour bien figurer, sinon c’était mal engagé.

Cette zone se situe à la frontière entre la Pologne et l’Allemagne. Elle est bordée au Nord par une baie avec une grande plage, et au Sud par un immense lac, Oder lagoon, aussi long que le lac de Léman mais en plus large.

Pour faire péter une belle rouge, il faudra sûrement se débarrasser des équipages  polonais qui dominent la série et jouent à domicile cette fois.

 

Sans attendre davantage, nous félicitons tous ces équipages pour effectuer ces déplacements lointains et attendons impatiemment leur retour… pour un bouquet final ?

 

Nous rappelons qu’il reste encore une étape du Lavorel pour fermer le ban le 25 août au Veyrier club nautique. La régate solitaire d’été sera en ordre le 2 septembre avec comme souvent un joli nombre de participants, ce qui permet de se sentir moins seul.

 

A bon régateur, salut

La Semaine Sainte

Elle pourrait en effet être intitulée de la sorte tant on observe certaines ressemblances avec l’autre, bien connue.

Commencer un jeudi et finir un dimanche en enchaînant chaque jour, pour certains un chemin de croix de problèmes nautiques, et pour d’autres vivre une illumination de victoires méritées, voilà qui nous amène au plus près de la dévotion nautique.

Sans avoir pour autant à entrer en religion, se présentent quatre jours de pèlerinage de la saint Zéphir attendu au plus profond de chacun.e pour tenter d’améliorer notre foi en l’espèce humaine flottante mais aussi trébuchante lorsque vient le moment d’enrouler la bouée sous le vent, tant redoutée des pèlerins qui finiront par attendre avec humilité un miracle pour voir aller à la faute les papes du rond.

Il est essentiel ou pas – petit rebelle va – de rappeler que vous devez allégeance sans retenue au groupe d’humains entassé dans une barcasse motorisée dont les lignes pourraient faire croire à un blindage, surmontée d’oriflammes multicolores qu’ils manipulent sans cesse pour maintenir notre intérêt et qui nous indique le moment et le chemin à suivre vers l’eau de là.

Mais attention, ce groupuscule consacré peut très bien vous frapper DEI* si vous enfreignez les sacro-saintes règles de course. Ils sont là pour notre bien, souvenez-vous en, car qui aime bien… bla bla bla.

Si les abords du club et sa terrasse récemment rafraîchis deviennent souvent à cette époque des lieux d’animation louches, passé 21h00 à l’approche de la nuit, c’est que notre chair est faible et que beaucoup nous sera pardonné. Les effluves perçus ne sont pas ceux de bâtonnets d’encens mais de petites saucisses épicées très prisées dans le quartier.

 

Ce sont souvent les mêmes prêcheurs qu’on retrouve le dimanche pour la grand messe des résultats, revêtus des chemisettes de conception immaculée et officielles du club, se tournant vers l’assemblée pour l’élévation de la coupe tant convoitée par les fidèles présents qui n’en perdront pas une miette et qui devront se souvenir que la jalousie est un des sept péchés capitaux quand l’heureux élu s’en emparera.

 

La Trinité de quatre jours de régates qui n’est pas sur -mer mais sur-lac aura lieu dans nos murs du jeudi 12 au dimanche 15 juillet, fruit d’un savant calcul autour du 14 juillet – et badaboum dans le ciel en prime – mais ça vous le saviez déjà. Elle ne rapportera que 2 points comme une régate d’un seul jour mais qu’importe, vous ne faites pas partie de ces marchands du temple de la voile qui participent une calculette dans une main, une écoute dans l’autre.

 

Au fait, ne venez pas le lundi qui n’est pas férié comme on aurait pu le croire car il vous faudra alors communier tout seul avec votre lapin**.

 

Bonté divine

 

* D’excommunication immédiate notifiée DSQ dans d’autres obédiences.

** Sur un bateau ! Enfer et damnation…

Photo Claude Beauduc

Lalala… Lavorel… leueueu

Voici venu le temps des ris et des gants

Des lacs aux étangs

C’est tous les jours du soufflant. 

Salut c’est Casimir qui vous parle, enfin ce qu’il en reste.

La dernière fois qu’on s’est vus, c’était dans la petite lucarne noir et blanc coloriée des années septante. Ça fait un bail pas vrai, mais j’ai gardé une âme d’enfant et aux enfants, il faut leur raconter des histoires.

Il était une fois une compétition de bateau où tout le monde peut participer du moment qu’un bout de voile reste attachée à un bout de mât assez longtemps pour que l’engin avance. Tous les clubs de voile du lac on trouvé cette idée formidable et se sont empressés de participer à la fête. Enfin, c’est c’qu’on dit.

On a compté jusqu’à sept lieues de réjouissance, pas un de moins. En gros à tous les coins de berge on pouvait normalement trouver une régate et en été de surcroît quand tout le monde a du temps et que les régates se font rares, va comprendre.

Les gros croisent les petits (bateaux) dans l’attente des départs en scrutant les alentours pour tenter de détecter l’autorité flottante parfois bien cachée au fond d’un truc. Jouer à cache-cache, ça c’est marrant.

Au coup de canon ou plutôt de corne à air comprimé ou mécanique ou d’un machin qui produit un son, toute la flotte se jette en avant, enfin ceux qui étaient prêts car les conditions d’envoi varient d’une barque/comité à l’autre et il faut bien lire les instructions de course à la manière des contrats d’assurances car le diable se cache dans les détails vous savez bien. Quand cinq minutes deviennent 3 et que les pavillons s’entassent sur un même espar à ne plus pouvoir en flotter, il faut garder l’esprit joueur et faire comme si, du moment que.

Enfin voilà la ligne d’arrivée quelquefois positionnée droit vers la berge dans les bras des rochers, mais on est entre nous, pas de chichi.

Pour les résultats on peut se rendre au club du jour si la queue de voitures se dissipe assez vite ou bien attendre au large mais mince et double zut on ne peut pas mouiller.

Et pour le classement final, rendez-vous cet automne autour de quelques friandises quand tout le monde aura autre chose à faire comme ranger sa chambre par exemple. Faudra pas s’étonner si un de ces jours cette compétition se joue virtuellement sans bouger ses fesses du canapé, j’en connais qui n’ont pas attendu plus que ça.

Du moment que les enfants sont contents.