Me voilà rassuré

Aucun bateau participant à la régate du Lac d’Argent, ce dernier week-end, n’aura eu à subir d’attaque pernicieuse de la part de concurrents mal intentionnés désireux de tester leurs pouvoirs récemment acquis dans un stage accéléré d’harrypotter fashion (voir le dernier article).

On se demande d’ailleurs s’ils ne feraient pas mieux de bosser à fond aux cours du soir de la maléfischool le sortilège qui consiste à se projeter via l’éther en avant d’un bateau qui vient juste de vous distancer et de répéter l’astuce jusqu’à explosion mental du skipper visé. Les sorciers me foutent la trouille mais tant qu’à faire c’est ce que je ferais.

Au lieu de ça ces deux jours nos meilleurs adversaires* ont redoublé de gentil cynisme en nous renvoyant à nos chères études nautiques, mais un jour nous les aurons.

Pourtant on aurait pu croire à un lac pas très net dès le samedi. Tout d’abord il inscrit un décor de pluie sans équivoque du genre plafond bien bas et douche bien pénible pour juste ensuite ouvrir en grand les portes d’un vent bien cinglant surmonté de rafales bien senties. Content de son petit effet il fait croire à tout le monde que le dimanche sera presque un remake estival et vlan je te renvoie un rejeton de la famille Tapedur histoire de préciser aux pèlerins qui décide quoi sur le plan d’eau.

J’ai remarqué qu’autour de la petite collation de la remise des prix chacun et sa chacune n’avaient pas de mots plus énamourés pour évoquer un week-end épatant voire prodigieux.

Vous avez raison, c’était le cas, et puis se mettre bien avec les éléments c’est toujours plus prudent.

On sait maintenant que nous passerons allègrement les 2° d’augmentation de température dans un avenir très proche et que la perspective d’une tornade lacustre n’est pas à exclure. Vous vous voyez passer la 5 et vous retrouver aspiré nez à nez avec un parapente.

Eaux se courent…

 

*Ils se reconnaîtront

Photo © Claude Beauduc

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Un peu de micromagie

Le récent championnat du monde couru intramuros a aiguisé les appétits régatiers et laissé poindre des revanches au fond de certaines gorges au regard de travers.

Des comptes pourraient se régler à la déloyale et alors là tout est permis.

Et pourquoi pas entre les fourches tordues de la magie noire, bien noire, bien rancunière, labellisée pure crapaud, de celle qui se pratique à l’abri des chaudrons dans certains cockpits à la faveur d’une lune bien choisie. La rumeur circule que serait assez bien maîtrisé un sort à jeter à distance, à cheval sur le balai de pont, qui provoquerait le décrochage brutal de la dérive vers l’abîme dès que le bateau envoûté survole un fond de plus de vingt toises. Les instigateurs seraient facilement repérables, qui se précipiteraient vers le malheureux concurrent pour lui demander s’il a besoin d’aide.

Sorcellerie et cynisme théâtral font généralement bon ménage.

Où veux-je en venir ?

Concourir au lac d’argent n’est pas anodin et nous place aussitôt dans une ambiance un peu spéciale du genre de celle qui laisse planer que ce titre n’aurait pas été choisi au hasard. En effet, on  aurait pu opter pour la bitture de bronze, au vu de certaines dernières mi-temps,  l’aiguillot de vermeil pour les barreurs tout en dentelle ou encore la vergue d’acier pour les skippers, les vrais.

Non, le lac d’argent avec  sa connotation un poil succube – pourquoi d’argent, mystère ! – sonne favorablement à nos oreilles et donne envie d’y aller en signant de son sang la fiche d’inscription.

 

  • Tu fais quoi dimanche ?
  • Je fais le lac d’argent.
  • Ah la vache le bol !
  • Ah non le bol c’est sur le Léman et en or mon gars !

Faut pas tout mélanger.

 

Sur le lac d’Annecy dont l’environnement hyperréaliste continu de bluffer les voyageurs, il fallait comme frontispice d’une régate inscrite tantôt nationale, tantôt mondiale et cette fois régionale, un intitulé capable à lui tout seul de vous embarquer  sur des eaux qui inspirent le respect,  force la modestie mais vous engage aussi derrière le miroir.

Car au fond…

Photo © Claude Beauduc

Fin du Championnat du Monde Micro!

La SRV Annecy reprend doucement son visage habituel, les traces de cette semaine un peu folle sont bien visibles pourtant!
Un grand MERCI à tous les bénévoles qui ont fait de cette événement une fête!
Un grand MERCI aux coureurs de tous horizons d’être venus!
Un grand MERCI enfin à tous nos partenaires pour avoir cru en nous et nous permettre de réaliser cela!

End of the Micro World Championship!
SRV Annecy gently takes is usual face, the traces of this crazy week are still there!
A great THANK YOU to all the volunteers who made this event a celebration!
A great THANK YOU to all team for coming!
A great THANK YOU to all our partners for believing in us and allowing us to realize this!

Commune Nouvelle d’Annecy
Savoie Mont-Blanc (Département de la Haute-Savoie)
Banque Populaire Auvergne-Rhone-Alpes
La Région Auvergne-Rhone-Alpes
Icade Immobilier
Marie Blachère
Ligue de Voile Auvergne-Rhone-Alpes
Booster Print
Microclass France
Lac Annecy Tourisme
Rex Rotary
NéaClub
Toyota
Fédération Française de Voile
Star Class Flotte de Savoie
Fromagerie POCHAT
Huari Voiles
Suzuki
SL Impression textile

Photos

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Sur la vie de ma mère… Champions du Monde !

Rendez-vous sans attendre sur l’onglet MICRO WC 2017 de notre site préféré pour tout savoir – non pas sur l’existence de lieux d’aisance en modèles réduits – mais sur comment ne rien manquer de la fabuleuse semaine du championnat du monde au mois d’août (du 18 au 25/08/17) des moins de 6 mètres « habitables », par qui on se le demande, à part les cousins des schtroumpfs sans doute.

 

Je m’exprime ici en temps que principal supporter du fan club virtuel car non déclaré en préfecture du groupe de skippers local qui représentera non seulement la France, mais ce qui est infiniment plus stressant, j’ai nommé la SRV Annecy.

Car oui, j’entends bien faire preuve de la plus mauvaise foi possible en considérant tout de go que ce qui vient de l’extérieur du club comme embarcation vaut pedzouille face à notre élite à nous, bien à nous et rien qu’à nous.

Celle qu’on croise sans salamalec sur le quai sauf en échangeant un regard un chouia admiratif doublé d’un geste de la main qui veut dire :

– Bien l’bonjour à toi, comment va la forme ?

– On compte sur toi, tu nous fais pas tchoufa.

 

Awah que mon cœur va battre la chamade quand la grande ligne des petits bouts de nez Micro va quelques secondes plus tard couper celle construite par les seigneurs de l’arbitrage qui sanctionneront sans pitié les faux départs d’adversaires trop pressés par la trouille de se faire étriller par notre cohorte maison surentraînée.

Il se dit, par ci par là, que sont attendus des équipages très affutés.

Billevesées, coquecigrues et autres fariboles, je ne veux rien entendre et n’ai d’yeux que pour nos champions. Ils vont nous faire le coup  du siècle, je le sens, je le sens, je le veux.*

Si la grille des bénévoles est complète, on assistera simplement aux joutes, mais comme spectateurs partiaux et entêtés.

Y’Allah

 

*Il est l’heure je crois de reprendre 2 des cachets bleus que m’a conseillé ma généraliste en cas d’énervement.

PS: Une inscription de dernière minute au fan club est toujours possible sur simple demande. Un papier oral vous sera délivré qui atteste de la non réalité de son existence.

 

La semaine des quatre jeudis…

Que ne manquera pas d’évoquer aux plus anciens des barreurs cette semaine sucrée de juillet où on peut régater tous les jours ou presque. Les étymologistes qui ne manquent pas à bord des embarcations pourront nous opposer que cette expression du 15e siècle voulait dire que rien ne se ferait jamais une telle semaine. Ils ont raison, mais les siècles passant et leurs érosions sémantiques usant le sens premier, on y a attaché la signification d’une semaine écolière utopique car pleine de jours de loisirs.

Béni soit le comité qui a, un beau jour, offert à ses membres régatiers la possibilité de vivre une de ces enfilades magiques de jours joyeux ; à regretter que notre foyer ne soit pas équipé de dortoirs du genre de ceux qui incitent à des bringues nocturnes à la sauce adolescents. J’en connais qui y passeraient leurs nuits.

Nous nous contenterons donc des fins de journées douceâtres du 7e mois pour prolonger à quelques mètres de nos pontons les courses de l’après-midi autour d’un barbecue prestement allumé par un bénévole comme il y en a tant dans notre chère institution alors que la rumeur prétend le contraire. Oui, oui, oui, le foyer sera ouvert.

Vous aviez tous compris qu’il est fait allusion ici à la semaine de la voile, laquelle ne dure en fait que 4 jours. Les découpeurs d’écoute en 4 protesteront qu’il ne convient pas de parler de semaine dans ce cas mais je leur rappelle que la commission régate a pu créer sans trembler une avant-première sans première et là pour le coup ça calme immédiatement.

Ce sera donc du jeudi 13 au dimanche 16 juillet que nous prendrons toutes et tous nos quartiers d’été sur le quai de la société des régates à voile de la flamboyante ville d’Annecy laquelle compte sur nous pour faire le spectacle et l’animation au moment où nous frôlent des milliers de touristes/heure qui se prendront à nous envier.

Annecy, on t’aime.

La semaine de la voile