La semaine des quatre jeudis…

Que ne manquera pas d’évoquer aux plus anciens des barreurs cette semaine sucrée de juillet où on peut régater tous les jours ou presque. Les étymologistes qui ne manquent pas à bord des embarcations pourront nous opposer que cette expression du 15e siècle voulait dire que rien ne se ferait jamais une telle semaine. Ils ont raison, mais les siècles passant et leurs érosions sémantiques usant le sens premier, on y a attaché la signification d’une semaine écolière utopique car pleine de jours de loisirs.

Béni soit le comité qui a, un beau jour, offert à ses membres régatiers la possibilité de vivre une de ces enfilades magiques de jours joyeux ; à regretter que notre foyer ne soit pas équipé de dortoirs du genre de ceux qui incitent à des bringues nocturnes à la sauce adolescents. J’en connais qui y passeraient leurs nuits.

Nous nous contenterons donc des fins de journées douceâtres du 7e mois pour prolonger à quelques mètres de nos pontons les courses de l’après-midi autour d’un barbecue prestement allumé par un bénévole comme il y en a tant dans notre chère institution alors que la rumeur prétend le contraire. Oui, oui, oui, le foyer sera ouvert.

Vous aviez tous compris qu’il est fait allusion ici à la semaine de la voile, laquelle ne dure en fait que 4 jours. Les découpeurs d’écoute en 4 protesteront qu’il ne convient pas de parler de semaine dans ce cas mais je leur rappelle que la commission régate a pu créer sans trembler une avant-première sans première et là pour le coup ça calme immédiatement.

Ce sera donc du jeudi 13 au dimanche 16 juillet que nous prendrons toutes et tous nos quartiers d’été sur le quai de la société des régates à voile de la flamboyante ville d’Annecy laquelle compte sur nous pour faire le spectacle et l’animation au moment où nous frôlent des milliers de touristes/heure qui se prendront à nous envier.

Annecy, on t’aime.

La semaine de la voile

L’eau est-elle plus claire ailleurs !

Radio Ponton envisage cet été de gonfler son émetteur pour atteindre des zones de ragots non couvertes en temps normal. Voyons voir comment sifflent les oreilles des dirigeants des clubs avoisinants collés sur les rives d’Annecy lake (very), traduction plus vendeuse dans les temps qui courent que le beau lac d’origine glaciaire naturel d’Annecy (oh oui !).

Nous sommes donc invités à venir juger sur pièces des qualités d’organisation de nos voisins flotteux les plus proches dans ce qu’on appelle le challenge Lavorel à classer dans la liste des réjouissances régatières estivales.

Sept rendez-vous barre en mains sur une ligne inconnue en scrutant un bateau-comité qui ne l’est pas moins. À l’autre bout de la VHF, une voix nouvelle qu’on trouve sympa ou pas, et parfois pas de voix du tout quand un comité ronchon décide de tout envoyer via la pavillonnerie.

Sur notre quai, les avis sont partagés. Il y a ceux qui n’y vont pas, ceux qui n’y vont plus, ceux qui n’aiment pas, ceux qui ne savent pas, ceux qui ne savent plus, avec un point commun entre tous : être bien incapables de dire pourquoi.

Autrement formulé : à quoi ça sert d’avoir un avis puisque je n’en ai pas.

Heureusement qu’une étape passe par la SRV Annecy, laquelle servira d’alibi aux récalcitrants qui éviteront ainsi en toute mauvaise foi d’être taxés de déserteur.

Mais renseignements pris, cette compétition a aussi ses fervents adeptes, de la trempe de ceux qu’un arrachement à leur zone de chasse n’effraie pas. Cohabiter avec toutes sortes d’embarcation susciterait presque un peu d’excitation voire de peur salvatrice.

 

Hisser haut le guidon de notre club, briquer les coques, frotter les ponts et hardi petit vers les territoires inconnus des 20 milles nautiques du lac de Nicy comme se plaisait à l’appeler Antoine-Augustin Bruzen de la Martinière dont on ne fera pas ici le panégyrique afin de ne pas insulter vos connaissances historiques locales.

Première étape à l’ombre du château qui inspira Walt Disney.

 

Étape 1 – dimanche 2 juillet 2017 – CNL Menthon Saint Bernard
Étape 2 – dimanche 8 juillet 2017 – UNCA Annecy-le-Vieux
Étape 3 – samedi 22 juillet 2017 – Internautique Saint-Jorioz

Étape 4 – dimanche 30 juillet 2017 – SRV Annecy
Étape 5 – dimanche  6 août 2017 – CVS Sevrier
Étape 6 – samedi 12 août 2017 – CND Doussard

Étape 7 – samedi 26 août 2017 – VCN Veyrier

Remise des prix à l’automne

Famalabar

Et on pense immédiatement à femme au volant…vous connaissez la suite.

 

Vu le nombre restreint de skippers féminines dans notre club, il conviendrait non seulement d’éviter les sorties « cliché » éculées, mais aussi de faire preuve d’un peu de stratégie éclairée autrement affûtée pour éviter les retours de flamme.

« Les femmes n’oublient jamais. », Alcée de Mitylène, 630 av JC, lequel n’était pas un bleu en termes de poésie lyrique monodique.

Vous pourriez bien, alors que vous barbotez dans l’eau, être éjecté de votre voilier par une auloffée sauvage, voir passer une « skipperinne » qui vous suivait mais le regard tourné vers ailleurs.

Bon bain Firmin

 

Regardez mieux : cette régate est incluse dans une autre (soumission), barrée souvent par un homme au retour (provocation), on dirait qu’on cherche les ennuis les gars.

Heureusement que nous aurons un peu de temps pour noyer le poisson au sec sur les rives de Doussard au moment du pique-nique (préparé bien souvent par les femmes) avant de rentrer au ponton glissant mollement sous la lune diaphane d’une nuit devenue pour l’occasion un brin romantique, elles aiment bien, mais attention, tenue correcte exigée.

Je propose pour nous racheter un peu que dès le retour au quai, une soupe bien chaude leur soit servie immédiatement au club (par des gars déguisés en filles, pourquoi lésiner) pendant que l’équipage masculin range correctement le bateau sans oublier un coup de lave-pont. Après quoi elles seront raccompagnées en limousine de luxe ; j’en ai vu une, anglaise, garée entre les bateaux un jour de régate.

Les garçons finiront les alcools forts en passant une panosse avant de fermer le club.

Avec ce plan, on va regagner suffisamment de galon pour continuer à faire les c… jusqu’à la prochaine Femme à la barre,

le 24 juin 2017 et dans la nuit du 25 se déroulera la course croisière.

 

Feux de route obligatoires !

Femme à la barre

Course Croisière

Duels de duettistes

Je revois encore ce skipper fraîchement à jour de sa cotisation cherchant désespérément des infos sur cette régate intitulée : Tollens la Double.

Il allait de bateau en bateau pour savoir ce qui est susceptible d’être doublé et pourquoi et à quel moment. Manquant radicalement de charité, les habitants des bateaux de la zone de la grue ont laissé aller leur caractère taquin et fait monter en flèche son angoisse de ne pas être dans les clous pour cette régate à double sens.

Y aurait-il deux lignes de départ ou d’arrivée ? Ce qui permettrait au comité de rappeler à sa guise tout faux départ qui n’en serait pas un ou d’orienter les participants qui caracolent en tête vers une fausse ligne d’arrivée, histoire de tester les caractères.

«  Pouetttttt, non non Moutonne, double ligne, on continue »

« Ah oui mince, c’est la double »

Ou alors le parcours indiqué serait-il à faire deux fois le jour de la Double et seulement ce jour-là ?

Fin du supplice, les charrieurs du quartier abdiquent et lui confient la vérité à savoir qu’il ne pourrait embarquer qu’un seul équipier ; ce qui va par contre doubler les tâches à bord, une bonne coordination est conseillée pour éviter les doublons. Doubler un autre bateau est toujours possible, mais redoubler d’attention est conseillé et  bla bla bla ; la suite dans le dictionnaire papier, l’almanach Vermot ou auprès de nos spécialistes en calembours et exquis mots de l’entracte.

Oyé Oyé amis du vent, cette régate sera courue sous le signe de TOLLENS qui inaugure cette belle idée d’associer régates et annonceur, ce qui double vos chances de repartir avec un petit souvenir à la remise des prix. Vais-je gagner mon poids en peinture ?

Il n’y aura qu’une seule date cependant et ce sera le dimanche 18 juin 2017.

Du moment que le prix du demi ne double pas au foyer !

Tollens la Double

En avant vers le passé

Dans Mémorial Jacquet, il y a Jacquet et jusque là tout va bien.

Mais il y a aussi mémorial accolé et là, l’ambiance en prend tout de suite un coup.  Mémorial, in memoriam, rien à faire nous voilà projetés dans le passé et plus encore dans le souvenir, celui d’une personne qui navigue de toute évidence depuis longtemps sur les eaux réservées du grand manitou.

Autant vous le dire, je ne l’ai pas connu et je le regrette bien car les quelques informations recueillies à son propos laisse supposer qu’on avait tout à gagner à l’approcher en matière de nautisme local. Celui qu’on appelait volontiers le renard du lac devait avoir bien du mal à garder pour lui ses connivences avec Éole accumulées au fil des régates.

J’aurais sans vergogne suivi son bateau – autant que possible – et toutes les options qui vont avec.

Je reconnais qu’on peut faire mieux en termes d’apprentissage mais si je compte sur les nouvelles méthodes pédagogiques pour faire évoluer ma navigation, je risque d’améliorer mes scores une fois dans les limbes également.

Fichtre et double fichtre me voilà né trop tard, avec les mains pleines de pouces de surcroît.

Que n’a-t-il pas consigné dans un grimoire la totalité de ses secrets !

Mais au fait, peut-être l’a-t-il fait ?

J’opterais alors sans hésiter pour l’achat un chapeau IJ* afin de me lancer dans la recherche du Jacquet perdu…ou pas. Que c’est excitant.

Je propose que nous participions nombreux à cette prochaine régate et pourquoi pas commencer à rassembler les premiers indices auprès de sa famille* généralement présente au palmarès.

L’enquête commence…

*Indiana Jones